Un an après la chute de Lehman Brothers, quel horizon pour l'économie mondiale ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Un an après la chute de Lehman Brothers, quel horizon pour l'économie mondiale ?

Message par koookai le Jeu 10 Sep - 19:04

Réalisé par Jean-Etienne JUTHIER, Journal du Net. pour fair plaisir à oceane.
Une brise d'optimisme souffle sur la planète économie. La récession
terminée, la reprise, même faible, attendrait au pas de la porte.
D'ailleurs, les bourses mondiales ont repris du poil de la bête - près
de 50% de hausse en six mois - et les indicateurs positifs
réapparaissent. Pourtant, presque un an jour pour jour après la
faillite de Lehman Brothers, ils sont nombreux les signes -et les
indicateurs justement- qui indiquent que la reprise n'est pas encore
là. En particulier aux Etats-Unis, qui continuent de donner le la à
l'économie mondiale/
Aux Etats-Unis comme en France ou en Grande-Bretagne, le taux de
chômage, même si partout il explose, ne semble plus pertinent pour
exprimer la dégradation réelle du marché du travail. Trop nombreux, sur
de trop longues durées, les chômeurs indemnisés finissent par sortir
des statistiques. Ainsi, mieux vaut se pencher sur le taux d'emploi des
populations. Et en la matière, la situation des Etats-Unis est loin de
s'améliorer ces derniers mois. Au contraire, mis à part quelques rares périodes de stabilité, le taux d'emploi est en chute constante depuis novembre 2007. Résultat,
en août, il est tombé aux Etats-Unis à 59,2%, niveau qu'il n'avait pas
connu depuis mars 1984, au sortir de la crise consécutive au second
choc pétrolier. A l'époque, le taux d'emploi n'était pas tombé plus bas
que 57,1%, en mars 1983. Une date à laquelle le taux d'emploi des
femmes était structurellement au-dessous de la barre des 50%, contre
plus de 55% depuis le milieu des années 90. Dans le détail, le taux d'emploi des hommes de plus de 20 ans était en août 2009 de 67,2%, un niveau qui n'a jamais été constaté
depuis le début de ces statistiques en 1948. La pire année était
auparavant 1983 avec un taux d'emploi annuel moyen de 71,4% pour cette
population.
Le chômage est loin de ne frapper que la France ou les Etats-Unis,
où les bourses à l'emploi sont devenues coutumières (photo). Partout
dans le monde, les chiffres explosent. Ainsi, l'Espagne connaît le plus fort taux de chômage des pays de l'OCDE en août, avec 18,5% de la population concernée.
Suivent dans un mouchoir de poche l'Irlande (12,5%) et la République
slovaque (12%). La Hongrie est le quatrième et dernier pays à avoir
franchi pour l'instant les 10% de chômage, avec un taux de 10,3%. La
France est à peine mieux lotie avec 9,8%, toujours en juillet. Suivent
les Etats-Unis, avec 9,4%. Au final, le taux de chômage moyen des pays de l'OCDE s'établit à 8,5%, contre 6,1% un an plus tôt et 5,7% deux ans auparavant. Pour la zone euro, les taux de juillet 2007, 2008 et 2009 sont respectivement de 7,5%, 7,5% et 9,5%Aux Etats-Unis comme en France, la consommation des ménages tient le
choc, et ce malgré la détérioration des finances personnelles. Une
conséquence des plans de relance, qui avec des mesures du type prime à
la casse (déployée dans de nombreux pays) ont fortement soutenu les
dépenses. Ainsi, depuis la signature du plan de relance
américain de près de 800 milliards de dollars en février, la
consommation des ménages outre-Atlantique a connu deux mois de baisse,
en mars et avril, et quatre mois de hausse
, alors que les
mauvaises performances s'étaient enchaînées presque sans discontinuer
depuis juillet 2008. Sur 2009, l'évolution moyenne mensuelle est
positive à plus 0,2% (0,3% en France). Autre bémol, cette consommation américaine est toujours soutenue par un endettement des ménages élevé
(même si le taux d'endettement et les crédits à la consommation
diminuent). L'encours des crédits s'établissait en juin 2009 à
2 503 milliards de dollars, certes moins que le plus haut de
juillet 2008 à 2 581 milliards, mais toujours supérieur de plus de
1 000 milliards au niveau constaté dix ans auparavant. Pour les
Etats, se pose désormais la question de la poursuite de ce soutien à la
consommation, comme l'ont illustré les hésitations du gouvernement
Fillon sur la poursuite ou non du dispositif de prime à la casse.
Celui-ci sera finalement prolongé en 2010 et même 2011, avec une
diminution progressive du coup de pouce. Une bonne nouvelle pour les
automobilistes et les constructeurs, mais pas pour les finances
publiques. En Espagne, en revanche, c'est un tour de vis fiscal qui est
annoncé pour l'année 2010.
Le marché de l'immobilier aux Etats-Unis ne cesse pas de souffrir.
Les stocks de logements invendus avaient fortement chuté entre
juillet 2008 et janvier 2009, laissant présager d'un début de retour à
la normale. Mais depuis le début de l'année, c'est l'inverse qui se
produit, avec une remonté des stocks de 13% sur la période, soit
480 000 unités de plus en attente d'acheteurs. Et ce malgré une
remontée de 7,2% des ventes de logements constatées ce même mois de
juillet, à 5,24 millions de transactions. On peut y lire les conséquences de la fin du moratoire en mars contre les saisies immobilières outre-Atlantique,
les avis de défauts de paiements s'étant désormais transformés en
saisies et pour partie en mises sur le marché. Pour partie seulement
car ces mises en ventes seraient minimes par rapport au nombre de
saisies. Selon une étude de RealtyTrac, qui recense les saisies par
les banques, en avril dernier, moins d'un tiers de ces logements
étaient sur le marché. Selon un dirigeant de la société, interrogé à
l'époque par le San Fransisco Gate, "il y a environ dans le pays 600 000 propriétés reprises par les banques mais qu'elles n'ont pas remises en vente sur le marché".
Un risque majeur pour le secteur, si jamais cette masse de logements
devait arriver d'un coup sur le marché. Surtout que les expulsions
("foreclosure") sont toujours orientées à la hausse. Au premier
semestre, 1,5 million de propriétaires ont été expulsés. Soit 14,5% de
plus que sur la même période de 2008 et 9,5% de plus qu'au dernier
semestre 2008.
Bref, entre la hausse des défauts de paiement
sur les crédits immobiliers (désormais à près de 9%), la reprise des
saisies et les maisons inoccupées, les stocks ne peuvent qu'augmenter.


Et voilà c'est pas avec des articles comme ça que les banques vont redorer leurs blasons.

koookai

Nombre de messages: 571
Genre: Masculin Age: 51
Localisation: vaucluse

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un an après la chute de Lehman Brothers, quel horizon pour l'économie mondiale ?

Message par MissJulie le Ven 11 Sep - 13:16

he ho tu arretes un peu de poster sur l'économie en ce moment
elle est berne alors.....

passse a autre chose ce n'est pas boursorama ici


))

julie



MissJulie

Nombre de messages: 7486
Genre: Féminin Age: 25
Localisation: Rambouillet

http://www.forumeux.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un an après la chute de Lehman Brothers, quel horizon pour l'économie mondiale ?

Message par Oceane le Ven 11 Sep - 20:06

MissJulie a écrit:he ho tu arretes un peu de poster sur l'économie en ce moment
elle est berne alors.....

passse a autre chose ce n'est pas boursorama ici


))

julie



stop :fesse1:

Oceane

Nombre de messages: 550
Genre: Féminin Age: 29
Localisation: rambouillet

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un an après la chute de Lehman Brothers, quel horizon pour l'économie mondiale ?

Message par koookai le Ven 11 Sep - 23:02

tu n'es pas là et tu me fait rire. fesse2

koookai

Nombre de messages: 571
Genre: Masculin Age: 51
Localisation: vaucluse

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum